YOGA

& TROUBLES DE L’ALIMENTATION

Pourquoi l’utiliser en cas de trouble de l'alimentation?

Ross et al. [5] ont interrogé des personnes attribuant leur perte de poids à la pratique du yoga, et ont relevé quatre grands thèmes.

 

Transition vers une alimentation saine

Évoquée par 90 % des participants, cette transition s’appuie sur le fait d’être plus présent lorsque l’on mange, de choisir des aliments plus sains, de réduire le « emotional and stress eating » (manger quand on est stressé ou angoissé ou plutôt que quand on a faim). En effet, il est possible qu’en réduisant le stress et l’anxiété le yoga limite les attitudes d’alimentation compulsives et l’angoisse liée à la nourriture [1] [4].

 

Impact de la « culture yoga » (66 % des participants)

Les personnes avec qui l’on pratique (professeur, autres élèves) deviennent des exemples et incitent à se comporter de façon plus saine.

 

Changements physiques (100 %)

Le yoga facilite la perte de poids grâce aux exercices physiques, l’augmentation du tonus musculaire et le changement du métabolisme.

 

Changements psychologiques et mentaux (95 %)

Les participants affirment que leur mentalité est passée de la volonté de perdre du poids à la volonté d’être en bonne santé, qu’ils se sont rapprochés de leur spiritualité, ont aiguisé leur attention et leur présence, amélioré leur humeur et stabilité émotionnelle, leur confiance en eux et acceptation d’eux-mêmes, et ont diminué leur stress. Cela est associé à une expérience différente de récupération de leur poids de forme qui se déroule sans effort ni difficulté.

Si vous souhaitez pratiquer seul

Une comparaison [2] entre des femmes pratiquant de longue date et des femmes novices, de même âge, même niveau de fitness, et même adiposité abdominale a relevé chez les novices un taux de leptine 36 % plus élevé et un taux d’adiponectine 28 % plus bas. Or la leptine est fortement impliquée dans l’obésité, et l’adiponectine limite le stockage des graisses et l’inflammation. Ces résultats pourraient indiquer qu’à long terme, la pratique du yoga modifie le métabolisme pour le rendre plus apte à brûler les graisses

Chiffres clés tirés des études

Pour petit à petit prendre le contrôle sur les compulsions alimentaires, la pratique des exercices de yoga utilisant la méditation est un outil précieux. Simplement, s’asseoir et progressivement se détacher des pensées : accueillir celles qui viennent, les saluer, et les laisser partir, comme on regarderait des nuages dans le ciel. Et, chaque fois, revenir à la conscience de la respiration. On peut également ajouter la répétition de mantras en sanskrit ou bien de mantras personnels. Simplement, s’asseoir et se répéter, par exemple « Je me suffis » ou toute autre phrase qui vous parle, est une pratique puissante, qui redonne confiance et à laquelle vous pouvez revenir chaque fois que vous vous sentez mal dans votre peau, ou dépassé par vos pensées ou envies. Pour ce qui est de l’amincissement grâce à la pratique physique, le yoga regorge d’enchaînements qui engagent toute la musculature, comme les salutations au soleil. Il serait toutefois difficile de les guider par écrit, il est recommandé de les apprendre d’un professeur avant de les pratiquer chez soi.

Bibliographie

[1] Brewin C.R., Holmes E.A. 2003. « Psychological theories of posttraumatic stress disorder ». Clin Psychol Rev. 2003;23(3):339-76. [2] Cramer, H., Anheyer, D., Saha, F. J., & Dobos, G. (2018). « Yoga for posttraumatic stress disorder – a systematic review and meta-analysis ». BMC Psychiatry, 18 (1). [3] Cushing, R. E., Braun, K. L., Alden, C-IAYT, S. W., & Katz, A. R. (2018). « Military-Tailored Yoga for Veterans with Post-traumatic Stress Disorder ». Military Medicine, 183( 5-6), e223-e231. [4] Gallegos, A. M., Crean, H. F., Pigeon, W. R., & Heffner, K. L. (2017). « Meditation and yoga for posttraumatic stress disorder: A meta-analytic review of randomized controlled trials ». Clinical Psychology Review, 58, 115-124. [5] Hitchcock C., Ellis A.A., Williamson P., Nixon R.D. (2015). « The prospective role of cognitive appraisals and social support in predicting Children’s posttraumatic stress ». J Abnorm Child Psychol. 2015;43(8):1485-92. [6] Metcalf, O., Varker, T., Forbes, D., Phelps, A., Dell, L., DiBattista, A., O’Donnell, M. (2016). « Efficacy of Fifteen Emerging Interventions for the Treatment of Posttraumatic Stress Disorder: A Systematic Review: Efficacy of Emerging Interventions for PTSD ». Journal of Traumatic Stress, 29 (1), 88-92. [7] Staples, J. K., Hamilton, M. F., & Uddo, M. (2013). « A Yoga Program for the Symptoms of Post-Traumatic Stress Disorder in Veterans ». Military Medicine, 178 (8), 854-860. [8] Streeter C.C., Jensen J.E., Perlmutter R.M., et al. (2007). « Yoga Asana sessions increase brain GABA levels : a pilot study ». J Altem Complement Med; 13:419-26. [9] Streeter C.C., Whitfield T.H., Owen L., et al. (2010). « Effects of yoga versus walking on mood, anxiety, and brain GABA levels : a randomized controlled MRS study ». J Altem Complement Med; 16: 1145-52. [10] Streeter C.C., Gerbarg P.L., Saper R.B., Ciraulo D.A., Brown R.P. (2012). « Effects of yoga on the autonomic nervous system, gamma-aminobutyric-acid, and allostasis in epilepsy, depression, and post-traumatic stress disorder ». Med Hypotheses ;78(5):571–9. [11] Van der Kolk B.A., Stone L., West J., et al. (2014). « Yoga as an adjunctive treatment for posttraumatic stress disorder: a randomized controlled trial ». Journal of Clinical Psychiatry ;75(6):e559-565.

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