T R O U B L E S DE LA SEXUALITÉ

Qu'est ce que c'est ?

Également appelés dysfonctions sexuelles, ils regroupent l’ensemble des facteurs bloquants, d’ordre physiologique ou psychologique, qui empêchent une personne d’entretenir un rapport sexuel complet et satisfaisant en impliquant une modification du désir, de l’excitation ou de l’orgasme.

 

Le trouble sexuel est un problème qui peut toucher tout le monde et se manifester à tout âge – même s’il existe certains facteurs prédisposant aux troubles – et peut créer un mal-être, une perte de confiance en soi. Ces troubles se doublent d’un tabou social, avec une forte pression de la société de vivre une sexualité épanouie, il est donc en général difficile d’accepter le trouble, d’en parler et de se faire aider afin de trouver des solutions.

 

Beaucoup de facteurs augmentent le risque de modification de la sexualité, ils peuvent être physiques (douleurs physiques, problèmes cardiovasculaires, hypertension, diabète, maladie, âge avancé,) ou psychiques (trouble anxieux [1], stress, stress traumatique, dépression, problèmes au sein du couple,). Les traitements médicamenteux peuvent également pour effets secondaires d’influencer l’activité sexuelle.

 

Selon des études réalisées, les dysfonctions sexuelles les plus répandues dans la population française sont [1] :

  • Chez l’homme, des difficultés à atteindre l’orgasme (8 %), des éjaculations prématurées (5 %) et des pannes d’érection (10 %).

  • Chez la femme, des difficultés à atteindre l’orgasme (7 %), une lubrification insuffisante (35 %), des troubles du désir sexuel (46 %) et des douleurs lors des rapports (25 %).

 

Le DSM-IV [2] classe en quatre catégories les troubles de la sexualité [2] :

  • Les troubles du désir sexuel

Manque ou une absence de désir sexuel ou de libido, durant une certaine période, en ce qui concerne les activités sexuelles ou fantasmes. La frigidité peut être totale (manque général de désir sexuel) ou occasionnelle (lié à une période de vie ou des difficultés passagères). Les causes varient considérablement, mais elles incluent une possible baisse dans la production d’œstrogène chez les femmes ou de testostérones chez les hommes ou femmes. D’autres causes peuvent impliquer un âge avancé, la fatigue, la grossesse, les substances médicamenteuses ou conditions psychiatriques, comme la dépression ou l’anxiété.

 

  • Les troubles de l’excitation sexuelle

Dérèglement de la réponse sexuelle ou impossibilité de maintenir une excitation malgré une stimulation sexuelle, incluant l’éjaculation précoce, l’impuissance (impossibilité de maintenir une érection) - qui est désormais connue sous le terme « dysfonction érectile » - et la frigidité (absence de désir et de plaisir chez la femme) - remplacée par un nombre de termes qui décrivent les problèmes spécifiques, par exemple, liés au désir ou à l’excitation. Il existe plusieurs causes médicales concernant l’impuissance et la frigidité comme une réduction du flux sanguin dans le pénis ou un manque de sécrétion vaginale. Des maladies chroniques ou des relations mal adaptées en les deux partenaires peuvent contribuer également. Une prise de médicaments, principalement des antidépresseurs ou des antipsychotiques peuvent entraîner ce genre de dysfonction.

  • Les troubles de l’orgasme

Absences ou retards persistants de l’orgasme après une phase d’excitation sexuelle, nommée éjaculation retardée chez l’homme et anorgasmie chez la femme. Le trouble peut avoir des origines physiques, psychologiques ou pharmacologiques. Certains antidépresseurs communément prescrits entraînent des effets secondaires de ce type. Ils sont parfois prescrits pour les problèmes d’éjaculateurs précoces afin de retarder l’orgasme (l’effet secondaire de l’antidépresseur est là utilisé).

  • Les troubles sexuels avec douleur

Sensations désagréables pendant ou après la pénétration rendant parfois impossible celle-ci. Affectant uniquement les femmes et connus sous le terme de dyspareunie (relation sexuelle douloureuse) ou vaginisme (spasme involontaire des muscles des parois vaginales qui interfèrent durant la relation sexuelle). La dyspareunie peut être causée par une faible sécrétion vaginale. Ce manque de lubrification peut être le résultat d’une faible stimulation ou excitation, ou des changements hormonaux causé par la ménopause, la grossesse ou l’allaitement. La peur et l’anxiété peuvent également causer une sécheresse vaginale.

Comment se manifestent-ils? Comment les déceler chez un proche ou chez soi-même?

Les troubles sexuels peuvent être un véritable problème influant sur le bien-être général et au sein des relations avec le ou la partenaire sexuelle. Ils peuvent générer autour de l’acte ou progressivement dans le quotidien de l’anxiété, de la culpabilité, du stress, l’inquiétude, une perte de confiance en soi, un évitement de l’activité sexuelle ou du sujet et une remise en question de ses capacités de façon plus générale. Le tabou et la frustration, pouvant se mettre autour du trouble, peuvent devenir une réelle souffrance psychologique qui alimente le trouble créant un cercle vicieux dont il est difficile de sortir sans aide extérieure.

 

Pour le ou la partenaire d’une personne souffrant d’un trouble, l’écoute et le non-jugement sont déterminants afin de permettre au dialogue de s’installer, de diminuer les tensions pouvant se créer entre partenaires liées à l’incompréhension des causes du trouble, pouvoir dépasser la gêne liée au fait de consulter un professionnel pour ce problème et pouvoir accompagner dans le parcours vers la résolution du dysfonctionnement en étant rassurant et patient.

 

Les troubles sexuels peuvent laisser des séquelles importantes chez la personne affectée ainsi qu’avec son ou sa partenaire allant jusqu’à altérer la vie de couple si aucune communication n’a eu lieu. En effet, un trouble sexuel chez l’homme peut conduire à une infertilité ou à d’autres impacts psychologiques comme la peur que le trouble se réitère et de ne pas satisfaire sa partenaire. Chez la femme, le risque est surtout de développer une dysfonction sexuelle secondaire, à l’exemple de la dyspareunie ou du vaginisme.

 

Les troubles sexuels chez l’homme peuvent conduire à différentes conséquences sociales allant de l’infertilité à une frigidité liée à la peur de ne pas avoir de rapports sexuels satisfaisant pour soi et le/la partenaire.

 

Une étude observationnelle française réalisée sur les troubles sexuels masculins a démontré que les impacts sont conséquents, notamment sur le bien-être psychologique et social. Selon l’étude Emoi [3], les Français souffrant de troubles sexuels éprouvent un sentiment d’échec (48 %), une frustration (47 %), une inquiétude sur leur avenir sexuel (37 %). Ce problème d’ordre sexuel favorise les troubles de l’humeur (37 %) et l’insomnie (26 %).

 

Les troubles sexuels masculins présentent aussi des impacts majeurs chez les partenaires. Une femme sur deux, dont le partenaire souffre d’éjaculation précoce, avoue une difficulté à atteindre l’orgasme voire une absence totale. Ces troubles constituent des motifs de rupture ou de divorce pour les Français souffrant de dysfonction érectile (29 %) et d’éjaculation précoce (22 %), d’où l’importance de prioriser la communication en couple et la consultation de spécialistes pour régler le problème avant d’engendrer des complications sociales ou de développer une pathologie. Pour éviter que le trouble s’installe de façon durable et ne crée du mal-être supplémentaire, il est important de se tourner vers un professionnel ayant une approche compréhensive du problème au plus tôt et de se sentir en confiance avec lui. Alors que le sexe est omniprésent dans notre société, seuls 5 % des Français franchissent le pas et consultent lorsqu’ils sont confrontés à un problème sexuel [4], alors que le secret médical garantit la confidentialité des propos échangés avec le médecin. En effet, tous les troubles peuvent être traités ou prévenus lorsque les causes sont déterminées et que la personne en souffrant se sent écoutée, comprise et orientée vers une solution adaptée. En parler à un généraliste ou un sexologue peut aider à déterminer si la cause est physique ou psychologique et orienter vers l’approche la plus appropriée, par médicaments lorsque la cause est physique, par un accompagnement psychologique ou de médecine douce lorsque la cause est psychique ou émotionnelle (sexothérapie, psychothérapie, hypnose, sophrologie, relaxation thérapeutique,). Les troubles étant souvent multifactoriels, différentes approches sont souvent combinées pour avoir un meilleur résultat [5].

 

Il faut aussi garder à l‘esprit qu’il n’existe pas de norme sexuelle et un ensemble de solutions est disponible pour gérer les dysfonctionnements respectant la façon d’être de chacun. Il est nécessaire aussi que chaque couple de partenaires invente une sexualité qui lui est adaptée pour ne pas générer de frustration, de culpabilité. Les relations intimes doivent être là pour donner du plaisir et non ajouter un stress, risquant de créer ou d’alimenter un trouble.

 

Malgré l’aspect intime et la gêne provoquée, la communication sur le sujet avec le ou la partenaire est importante pour prévenir les troubles, briser le silence, le tabou, et si les troubles sont avérés, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel afin d’être soutenu jusqu’au retour à une sexualité épanouissante.

LES MÉDECINES DOUCES CONTRE LES TROUBLES DU SOMMEIL

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